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Un réunion active pour la Journée Internationale de la Femme 

le 8 mars:

Le 8 mars dernier, les avocats et les facilitateurs du Programme d’Engagement Civique (PEC) se sont réunis dans la commune de Saut d’Eau pour une rencontre communautaire dans le cadre de la Journée Internationale de la Femme.

Plus de 125 membres de la communauté se sont rencontrés pour discuter des défis auxquels les femmes sont confrontées dans l’application des droits à l’éducation et à la santé. Les représentants des mouvements de base tels que : KOFAVIV (Komisyon Fanm Viktim pou Viktim) et FAVILEK (Fanm Viktim Leve Kanpe) ont parlé furieusement sur les disparités dans l’accès à l’éducation et les barrières auxquelles les femmes victimes de violence sont confrontées pour accéder aux services médicaux.

Par ailleurs, plusieurs membres de la communauté ont aussi fait remarquer que les réformes enclenchées récemment au sein du code pénal et de la loi sur la santé publique sont loin de résoudre définitivement ces problèmes.

Cependant, cette rencontre a marqué le premier pas vers une collaboration à long terme entre le Réseau des Femmes du Bureau des Avocats Internationaux (BAI) à travers le Programme d’Engagement Civique (PEC) et le réseau des organisations de femmes de la zone. Ainsi, les groupes comme KOFAVIV et FAVILEK ayant construit des relations basées sur la confiance dans les communautés locales et le BAI vont continuer à travailler ensemble pour adresser en profondeur les problèmes relatifs aux droits à la santé et à l’éducation auxquels font face les femmes de la communauté.

En s’engageant dans un partenariat stratégique dans le cadre du PEC, ces groupes augmenteront leur capacité et amplifieront leur impact dans la communauté. D’un commun accord, le BAI/IJDH qui fait le plaidoyer pour une éducation enracinée dans un cadre juridique solide et les organisations de base de femmes vont travailler pour arriver à une société plus juste pour les femmes.

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S’attaquer au problème d’accès à la justice avec les communautés locales

23 février 2015:

Le 28 janvier, une équipe du Programme d’Engagement Civique du Bureau des Avocats Internationaux (BAI) est allée à la localité de Grosse Pierre, dans la première section communale de la rivière Canot. L’équipe est allée à Grosse Pierre pour faire une réunion avec membres de la communauté qui font partis du Programme d’Engagement Civique de BAI. Par asseyent côte à côte avec membres de la communauté, les avocats du BAI peuvent apercevoir les problèmes identifiés par la communauté elle-même. À cette réunion, il y avait des habitants de plusieurs localités de la première section rivière Canot,   qui ont décidé ensemble de s’attaquer un problème de grave importance – l’accès de la justice.

Mario Joseph, responsable du BAI, a commencé la discussion par posant des questions sur leurs expériences dans le système juridique aux membres de la communauté. Leurs réponses sincères démontrer une réalité sombre concernant les barrières systématiques de l’accès de la justice en Haïti. Fok ou penche, un membre a répondu franchement en Créole, “il faut soudoyer.” Un autre membre a répondu que si on voulait avancer son cas, on est obligé de payer un juge. Il n’y pas aucun autre façon pour assurer que un juge examinera légalement un cas.

Plusieurs membres de la communauté ont offert sentiments similaires, et leurs expériences avec les tribunaux en Haïti illustrer comment la corruption était transformé d’une violation de la loi à la loi elle-même. Les officiels juridiques qui veulent changer le système manquent le support institutionnel pour le faire, alors que les gens qui utilisent le système manquent les ressources à agir dans une manière résolue.

Pour aborder le problème de la corruption dans le système juridique, il faut stimuler la réforme compréhensive par tous les acteurs dans le système juridique. Donc, il est sûr que les communautés locales aussi peuvent contribuer à cette réforme. Les communautés locales peuvent servir comme une ligne de défense contre la corruption par assurer que les officiels juridiques travaillent à un niveau plus haut. Par utilisant l’action collective, les communautés locaux pourraient pousser les juges à respecter le droit constitutionnel de la revue expédiente d’un cas. Avec le Programme d’Engagement Civique de BAI, membres de la communauté de Saut d’Eau, de Boucan Carré, plateau central, et de La Chapelle, Artibonite, ont l’espace pour développer leurs stratégies à aborder la corruption dans le système juridique, et aussi, pour contribuer au développement d’Haïti.

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Lancement de Programme d’Engagement Civique

17 Décembre 2014:

En 2014, un groupe d’avocats du Bureau des Avocats Internationaux (BAI) se sont rendus dans trois communautés défavorisées : Saut d’Eau, La Chapelle et Boucan Carré pour annoncer le lancement du Programme d’Engagement Civique (PEC). À travers ce programme, les avocats du BAI vont pouvoir former les animateurs qui ont été choisis par les membres de leurs communautés dans le domaine des droits de l’homme et de la plaidoirie. Après avoir reçu cette formation, ces animateurs dirigeront des réunions à l’intérieur même de leurs communautés pour évaluer l’état de leurs droits humains, et élaborer des stratégies pour les réclamer.

Mario Joseph, directeur du BAI, a introduit le programme en posant des questions sur la condition des droit humains dans chaque communauté. Chaque fois que Joseph a demandé « Est-ce que chaque enfant ayant l’âge de scolarisation dans votre communauté va à l’école ? » et « Est-ce que tout le monde dans votre communauté peut aller à l’hôpital facilement et recevoir des soins? » la réponse par la communauté était un « non» retentissant. Mais, Mario a continué à poser ces questions afin de donner lieu à une conversation essentielle :  une conversation sur leurs droits à l’éducation et à la santé. Ces conversations ont démontrés que bien que la plupart des membres des communautés savaient qu’il y a des vides considérables concernant les droits humains, de nombreux membres de la communauté ne savent pas que des recours étaient disponibles pour remédier à ces mauvaises conditions.

Par la formation des animateurs qui fourniront des connaissances en matière des droits de l’homme aux membres de leurs propres communautés, PEC contribue à combler un vide important dans la vie civique haïtienne. PEC fournit aux communautés defavorisées les outils nécessaires pour développer des solutions communautaires aux problèmes communautaires – une opportunité dont très peu de communautés en Haïti bénéficient. Les réunions de lancement du programme démontrent déjà comment cette autonomisation fonctionne dans la pratique.

Après avoir reçu l’introduction de Mario Joseph sur le PEC, un nombre de membres de communauté lors d’une réunion à La Chapelle ont commencé à discuter sur structure du programme. « Nous devons avoir un animateur pour les trois zones de La Chapelle, » un membre a déclaré , « un dans la région basse, un au centre, et un dans la région montagneuse. Que pensez-vous, Maitre Mario ? » Joseph lui a répondu, « Je pense qu’il revient à votre communauté d’en décider. Vous savez mieux. »

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